Danielle Simonnet : La politique autrement !

Danielle Simonnet à accordé à Histoires Populaires une interview exclusive dans laquelle elle nous raconte pourquoi elle a choisi la conférence gesticulée comme voie d’émancipation possible et comme véhicule pour une pensée politique citoyenne. Après Philippe Corcuff et Bernard Friot, Danielle Simonnet est la troisième personnalité qu’Histoires Popualires a souhaité rencontrer afin d’explorer les tendances qui fédèrent les différents courants de la gauche actuelle.

Dernier tango pour les services publics

Dernier tango pour les services publics

par Thierry Rouquet

 

2034, Mlle P. venait juste d’accoucher. Déjà, elle avait du s’acquitter, auprès de « Civin-gestion-société », du forfait pour l’enregistrement de son enfant sur les listes de l’état-civil. Depuis plusieurs années, cette société s’était vue attribuer le marché des formalités administratives. Plus préoccupant, le montant des frais hospitaliers s’avérait plus élevé que les estimations les plus pessimistes de Mlle P. Sans doute devrait-elle recourir à l’emprunt ! En effet, tant que les frais d’hospitalisation ne seraient pas entièrement acquittés, son enfant resterait la propriété de la société « Civin-santé » qui gérait dorénavant une grande partie du parc hospitalier français. Celle-ci pourrait employer l’enfant à sa convenance, dès qu’elle l’estimerait apte.

La privatisation intégrale du marché de l’éducation s’était accompagnée de la suppression de l’obligation d’instruction des enfants. Et si les parents souhaitaient scolariser leurs enfants, l’idéologie libérale triomphante leur disait qu’ils avaient entière liberté pour le faire, et même la liberté absolue du choix de l’établissement. Il suffisait qu’ils puissent payer. Avec une éducation des enfants facultative et leur scolarisation nécessairement payante, la loi qui régissait l’âge minimum légal de travail avait été abrogée. Les enfants des milieux les plus modestes pouvaient donc se retrouver embauchés dès 6 ans. En deçà de cet âge, faute de force et de maturité, ils s’avéraient être plutôt une charge pour les entreprises. Les « classes moyennes », quant à elles, souscrivaient massivement des « prêts scolarité » pour leurs enfants. Hayeck et Friedman pouvaient sourire !

Cela avait commencé dès 1981, quelques années avant le prémonitoire « 1984 » ! L’Argentine de Carlos Menem avait, sur les recommandations des « Chicago boys », expérimenté les vagues de privatisations des « services publics ». Depuis, tout s’était enchaîné, déchaîné, avec L’OMC en grand ordonnateur ; même s’il avait parfois fallu recourir à des contournements (tafta, tisa …). En France, l’enjeu avait été double: en plus de la manne financière que représentait des secteurs comme l’éducation et la santé, en finir avec le statut de la fonction publique était l’autre priorité. Attaché aux « services publics », ce statut contenait en germe une subversion de l’ordre capitaliste qu’il fallait éradiquer au plus vite !

2034, c’est presque demain, mais, il nous reste encore … ans !

Contact : rouquet.thierry@wanadoo.fr

L’intégrale de Dernier tango pour les services publics :

Vers le Sénat et au-delà, la gravitation en politique

Vers le Sénat et au-delà, la gravitation en politique

Pourquoi et comment transformer notre système politique ?

par Aurélien Vernet

Comment comprendre le système politique français à travers la loi… de la gravitation. Le parallèle astronomique nous ramène aux fondamentaux du fonctionnement de nos institutions et trace un avenir possible de la transition vers une véritable démocratie.

Cette conférence, dont vous voyez ici un extrait, a été donnée pour la première fois en mars 2017. Elle s’inscrit dans une logique militante d’éducation populaire. Elle a été conçue sous la supervision de Franck Lepage et Thierry Rouquet, tous deux militants de longue date de l’éducation populaire.

 

Elle est destinée à être produite dans des festivals de conférences gesticulées, des festivals alternatifs, mais elle peut être également « commandée » de façon indépendante dans des cadres événementiels ou lors de séminaires pour des associations ou des syndicats souhaitant partager et approfondir leur culture du fonctionnement des institutions et découvrir les outils citoyens qui permette de les faire évoluer.

Contact : Aurélien Vernet – 06 70 36 05 93
aurelien.vernet@interface-conscience.com

La fiche de la conférence, sur le site des conférenciers gesticulants : Vers le Sénat et au-delà, la loi de la gravité en politique !

Je suis juriste en droit public, animateur scientifique en astronomie pour une association d’éducation populaire aux sciences, et pendant 6 ans, j’ai été collaborateur parlementaire au Sénat pour une sénatrice, puis un sénateur écologiste.

Je mets en perspective ces différentes expériences éducatives, militantes et politiques afin de dégager des pistes d’actions collectives pour transformer notre système politique actuel.

J’entremêle l’astronomie et les lois de l’univers avec le fonctionnement de notre parlement et plus généralement de notre démocratie. Ces deux domaines a priori sans aucun lien entre eux sont en effet gouvernés par des lois, parfois subtiles ! Sauf que contrairement aux lois de l’Univers, les lois de notre démocratie ne sont pas immuables !

La conférence donnée à Lyon, à la MJC Jean Macé lors du Festi’Conf 2018 :

Affiche crée pour la conférence donnée à Rouen en décembre 2017 :

Crédit : Corinne Sbeih

Être végane, un choix politique

Être végane, un choix politique

par Serge Bastidas

La conférence

Dans le contexte des luttes contre toutes les formes de domination est apparu le véganisme, mode de vie dans lequel on refuse tous les produits issus de l’exploitation animale. Mais loin de se réduire à cette dimension individuelle, le véganisme est une lutte politique pour l’émancipation des animaux, qui vise à mettre mettre fin à leur exploitation et à leur attribuer le statut de personnes, donc de sujets juridiques à part entière. Serge Bastidas, militant de la cause animale, explique quels sont les ressorts psychologiques et argumentatifs qui font vivre la domination de l’homme sur les animaux dans notre société, et montre que ces mécanismes pourraient bien n’être pas spécifiques à cette domination…

Serge Bastidas
Serge Bastidas

La conférence a été jouée pour la première fois devant un public en mars 2017. Elle s’inscrit dans une logique d’éducation populaire. Elle a été conçue sous la supervision des formateurs Franck Lepage et Thierry Rouquet auprès de l’association l’Ardeur.

Elle est destinée à être produite dans des festivals de conférences gesticulées, des festivals alternatifs, des événements associatifs ou des séminaires qui s’interrogent sur la question animale dans toutes ses dimensions ou, plus largement, sur les discriminations, l’émancipation et les luttes sociales.

Contact : 06 29 46 67 52 – bastidasserge@gmail.com

Extraits

Conférence complète

Ateliers

Nos représentations des animaux

S’interroger sur nos représentations spontanées des animaux grâce à un simple jeu : tel animal est-il plus ou moins comestible ? Celui que l’on mange en France est sacré en Inde, et vice-versa. Mais l’animal n’est pas seulement l’objet d’un discours sur son corps, sa chair ; il l’est aussi sur ses capacités cognitives, son intellect. Bête comme cochon, tête de linotte, pigeon se faisant avoir ; ou, à contrario, malin comme un singe ; et au chien il ne manque que la parole – ce qui induit qu’il a tout le reste. Comme nous. Et si nous croisions les données, dans un tableau à double entrée, pour voir comment notre évaluation de l’intelligence animale coïncide de façon troublante avec l’évaluation de leur comestibilité ? Comme si l’infériorité intellectuelle supposée des animaux justifiait leur asservissement. À moins que ça ne soit l’inverse…

Durée : 25 min.
Matériel : tableau ou paperboard, feutres, punaises.

Suppléments

L’Interanimale

Couplet 1 :
Debout ! les damnés de la ferme !
Debout ! les forçats de la faim !
Le taureau tonne dans l’arène,
C’est l’évasion des bovins.
Du pâté faisons table rase,
Poule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base :
Nous ne sommes rien, soyons tout !

Refrain : (2 fois sur deux airs différents)
C’est la lutte finale
Groupons-nous, et demain,
L’Interanimale
Sera le genre terrien.

Couplet 2 :
Il n’est pas de saveurs suprêmes,
Ni lieu, ni cheddar, ni boudin,
Animaux sauvons-nous nous-mêmes !
Décrétons le salut commun !
Pour qu’aucun homme ne nous égorge,
Pour tirer les singes du labo,
Brisons les colliers à nos gorges,
Taillons la route au grand galop !