NADAL ET LA FABRIQUE DES MYTHES

Le capitalisme a basé sa survie sur la création de mythes, de fables, de fiction, de grands récits… L’application de ce principe dans le domaine du sport implique la mise en place de légendes : Messi, Ronaldo, Schumacher, Slater, Riner, Bolt, etc… Personne ne sera assez con pour penser que ces gens là sont réellement plus forts que les autres. Il suffit juste d’être sportif pour le savoir. Enfin, un sportif émancipé, à l’esprit critique, j’entends…. Le cas du Tennis est un exemple remarquable. Une des caractéristique du capitalisme est sa soif dévorante d’accumulation. Les parasites prédateurs n’en ont jamais assez. Alors, pourquoi ne pas créer 2 mythes au lieu d’un seul, ça permettrait de vendre encore plus de T-shirts, de chaussures, de billeterie, etc… Aujourd’hui, dans le tennis, c’est chose faite. A tel point que le mythe N°1 Féderer, laisse le soin au mythe N°2 (Nadal) de s’exprimer sur la terre battue en toute liberté. Lorsque le pot belge espagnol sera trop vieux et usé et que le défiscalisé Suisse Dubaïote sera hors course, le 3 ème mythe ressurgira, le poing levé, pour perpétuer l’histoire et prolonger le gavage capitaliste. Djoko sera bientôt de retour. Le capitalisme ne va quand même pas laisser crever la marque Lacoste, non ? Idéalement, nous aurions un mythe par saison ou surface. La terre avec Nadal ou Thiem, le gazon avec Fed, l’indoor avec Isner (il va quand même nous falloir un américain à un moment), Zverev sur dur, etc… Dès lors, il serait possible de vendre 4 fois plus de saloperies. Et nos enfants, Nike aux pieds, couleront des jours heureux en jouant à TennisWorldTOur, sans jamais avoir touché une raquette de leur vie…. Et, en attendant l’effondrement général du capitalisme, nous regarderons tout ça avec des yeux attendris en vénérant je ne sais quel autre Dieu imaginaire.

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