Black Friday : le kilo de chair fraîche à -50% !

 

« Le Kilo de chair fraîche à – 50% ! Profitez-en !»

C’est en substance ce que semble vouloir nous dire la publicité de Meetic à l’occasion du Black Friday.

Meetic et l’ensemble du secteur du commerce saisissent donc joyeusement l’opportunité qui leur est offerte de communiquer massivement autour de cette nouvelle fête commerciale artificielle, directement importée des états unis…

Les commerçants et surtout les commerçants en ligne français font maintenant un mix du Black Friday et du Cyber Monday se traduisant par la Black Friday week. On n’arrête pas le progrès… Pendant plusieurs jours, vous allez donc avoir des réductions gigantesques. Selon un sondage Médiamétrie pour la Fevad, la fédération du e-commerce, 79% des internautes comptent en profiter. Ils seraient prêts à débourser en moyenne 187 euros.

 

Voici donc l’occasion, entre Halloween et la « foire aux jouets », de rajouter une promotion supplémentaire dans un calendrier déjà chargé, une promotion destinée à soutenir des ventes, toujours plus de ventes, afin de maintenir sous perfusion un commerce sans avenir.

Pour survivre, le commerce est condamné à fonctionner en permanence en mode promotionnel. Selon une étude de Panotrade, si les hypers continuent à proposer la pression promotionnelle actuelle, nous devrions atteindre 2100 opérations de ce type par an en 2020 pour un nombre d’UB promotionnée avoisinant les 310 000 ! Ces prévisions entrainerait une dégradation des taux de marge d’environ 3%, ce qui, par répercussion, se traduirait par une pression accrue sur les prix de ventes des produits industriels et agricoles, avec le risque de voir se multiplier des crises incessantes comme celle que nous venons de connaître sur le beurre. La recherche du prix bas étant l’invariant économique face à un consommateur au pouvoir d’achat inchangé, maintenu en mode subsistance par le régime capitaliste.

Autant dire tout de suite qu’à ce rythme, toute ambition de sauver la planète d’un désastre écologique annoncé est condamnée par avance.

Nous ne pouvons que souligner la différence entre la posture du pouvoir économique qui affiche une préoccupation de façade à l’égard des problématiques environnementales et un comportement prédateur au quotidien, qui reste celui qu’il a toujours adopté afin de lutter contre la baisse tendancielle des taux de profit.

 

 

 

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